À la rencontre de ces acteur·rice·s de la nuit.

À celleux que l'on oublie parfois lorsque la nuit nous est synonyme de repos... Agente·e de sécurité, barmaid, dj·ette, gérant de night shop, programmateur·ice d'événements, organisateur·ice de maraudes, fritier·e... Son rideau bleu étoilé marque le début de leur journée. Une série de portraits Parresia à la rencontre de ces acteur·rice·s de la nuit.

Poppy, DJ passionnée.
Travailler la nuit c’est assez excitant tout comme crevant mais quand tu adores ce que tu fais, il n’y a pas trop de limites ou de contraintes.

Eloïse, Infirmière pour usagers·ères de drogues en situation de précarité.
J'aime pouvoir rencontrer des personnes qu'on ne peut atteindre le jour mais je n'aime pas cette insécurité qui règne.
Audry, barman et monteur.
Travailler la nuit, c’est voir une face cachée du monde. Les gens sont beaucoup plus eux-mêmes que pendant la journée. Ce que j’aime pas, c’est les tentations malsaines et le rythme usant. Tu peux vite ne faire plus que ça de ta vie et travailler plus de 10 heures par jour, 7 sur 7.

Hicham, agent de sécurité.
C'est devenu vital pour moi. J'aime les rencontres, voir les gens s’amuser et prendre du bon temps.
Daria, Event manager.


Travailler la nuit, c’est vivre deux fois, faire des rencontres incroyables et courir partout ! J’aime faire en sorte que les gens se lâchent et soient eux mêmes, qu’ils vivent leurs meilleurs soirée et s’amusent.


Naveed, propriétaire d'un nightshop.
Travailler la nuit ça me permet d'être libre la journée, là où tout se passe.
Témoignage d'un enfant de la nuit

En journée, on fréquente les lieux de nos habitudes. La nuit, tout change. Les rencontres y sont plus inattendues, mes réflexions sont plus enfantines. À la nuit tombée, souvent je me sens bien dans l’obscurité, je me sens bien car même accompagné on se sent seul grâce au vide autour de nous. La nuit tout me semble plus vrai car moins tangible, sans contrainte, tout en sachant que si on veut concrétiser une idée, souvent on ne peut qu’attendre le lendemain. La nuit plus rien ne me blesse car j’ai le sommeil comme refuge. Dormir devient comme une réinitialisation de l’esprit et du temps.








L'équipe Parresia
16/8/2023

A lire également

Société

Une dette invisible

C'est dans une grande salle où se sont croisés tant de visages porteurs d'histoires et de cicatrices, que ce parcours avec le Samu Social a commencé. Nous étions une quinzaine à nous lancer dans ce projet, "Rendre soin" iels étaient timides à l'idée de rencontrer des jeunes, de leur proposer des ateliers artistiques et de podcast. À reculons, iels redoutaient ces espaces où leurs propres histoires allaient devenir le moteur du travail. Et pourtant, durant "Rendre soin", nous avons pleuré, nous avons écouté, nous avons mis en lumière des parcours de vie bien vivants, en lutte contre la précarité et pour une santé à tout prix. Rendre soin est un dépot porté minitieusement par Parresia Autant vous dire que la dignité humaine a été présent à chaque instant
Kawtar Amjahed
7/7/2026
Éducation
Société

Plus on crie, moins on nous entend

Garder le rythme de ce que nous sommes. Rappeler, toujours, ce que nous valons sur cet échiquier qui se joue de nous, constamment. On ne résout pas ce qu'on est. On le cultive.
Alia Acevedo Palacios
22/6/2026
Éducation
Justice
Politique
Société

Une âme s’est débattue avec les flammes et c’est toute une société qui se brûle les yeux.

Pendant des années, Bernard Devos, ancien délégué général aux droits de l'enfant à Bruxelles, s'est vu confier la tâche de dépeindre l'espoir au cœur de la jeunesse pour qu'elle puisse vivre de ses droits. Entre coups de gueule, victoires bousculantes et menaces sourdes des institutions. Entre le soleil de plomb qui écrase le désespoir des parents et les avenirs suspendus des gamins. Autant vous dire que nos " gamins fées" sont toujours le point de bascule de chaque renversement... Hier, c'était Zakaria passé sous le silence. Aujourd'hui, c'est nous qui incarnons ce manifeste.
Kawtar Amjahed
15/6/2026